Hélène TANNÉ


Hélène TANNÉ

Née le 21/07/1972 à Aurillac (Cantal), je vis et travaille en Seine-Saint-Denis.

helene.tanne@zaclys.net

J’ai commencé à questionner et documenter cette pratique d’accompagnement dans le cadre d’un master en Sciences de l’éducation tout au long de la vie à l’Université Paris 8, à partir des expérimentations mises en place, avec quelques autres, collègues, partenaires, professionnel.les ou volontaires, sous la forme d’un cycle d’ateliers consacré à une certaine pratique de la radio. J’en fais le récit dans mon mémoire, disponible sur le site des Fabriques de Sociologie : https://corpus.fabriquesdesociologie.net/et-si-latelier-etait-une-cabane-experimentations-a-partir-dun-studio-radio-mobile/

Les expériences et la recherche se sont poursuivies : expériences d’enregistrements de récits de pratiques au moyen d’un studio radio mobile, tentatives de montages à partir de quelques-uns de ces enregistrements. J’ai continué à me former aussi, en matière de montage, de mixage, d’écriture pour le documentaire sonore. Parce qu’il y a du savoir dans les pratiques et qu’on peut, en installant un studio radio mobile, créer une opportunité pour collectivement faire récit de ces pratiques. L’enregistrement sonore permet d’en faire archive, qui peut ensuite être travaillée pour être donnée à entendre sous forme de podcast (ou pas).

Quand nous sommes le plus souvent parlé.es par d’autres, évalué.es, expertisé.es, voire enquêté.es parfois, mais jamais ou très rarement écouté.es, et encore plus rarement entendu.es, dire et écrire les pratiques collectives, de coopération, d’accompagnement, du lien, du soin, devient une forme de résistance. Donc la radio pour (re)prendre la parole, littéralement, sur ce que l’on fait dans nos pratiques.

Ces expériences font pour moi recherche, et faire (cette) recherche est une manière de travailler sur ma propre pratique, de faire un travail réflexif sur la fonction d’accompagnement telle que je l’éprouve.

En travaillant sur le projet de recherche tel que je l’ai présenté en vue d’une première inscription en doctorat, j’ai retrouvé les questions qui m’animaient durant le master et qui s’enracinent dans ma pratique depuis plus de dix ans maintenant : comment construire des pratiques féministes, intersectionnelles, décoloniales ? Comme intégrer dans mes pratiques les méthodes de l’éducation populaire ? Comment faire toute leur place aux savoirs expérientiels ? Comment faire avec ? S’y ajoutent depuis le master la préoccupation de documenter et faire récit des expériences collectives et la question des écritures, situées et impliquées.

Ce projet de thèse est disponible en ligne, sur mon blog : https://risradio.hypotheses.org/1256

Sur ce carnet de recherche, je compte aussi partager des publications régulières, sous forme de textes courts (nous avons toutes et tous mille choses à faire et pas assez de temps pour le faire), bref chroniquer d’une certaine manière ma pratique de recherche.

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