Née le 14 mai 1970 à Bar-le-Duc . Je suis ainsi Barisienne.
Me joindre : agneshenry@extrapole.eu
Site professionnel: www.extrapole.eu
Linkedin:https://www.linkedin.com/in/agn%C3%A8s-henry-11201726/
Membre du réseau des Fabriques de sociologie
Membre du comité éditorial de la revue Agencements portée par les Éditions du commun
Membre du séminaire Mouvements engagés initié par l’association A.I.M.E et Isabelle Ginot professeure au département danse de l’Université Paris 8 Vincennes / St Denis
Chercheuse associée au CNCA – Centre national pour la création adaptée – à Morlaix
En recherche, en coopération
Depuis 1995, j’accompagne des artistes et des projets artistiques dans le spectacle vivant en France et à l’étranger. En 2007, je reprends la direction de l’association extrapole et m’installe à Paris. Je réoriente le projet et mets en place des projets de coopération interculturelle tout en construisant un réseau de partenaires en Europe, au Canada, et dans la région Asie pacifique (principalement la Corée, le Japon, la République de Taiwan et l’Australie).
Au fur et à mesure, la nature des projets d’extrapole évolue vers une approche plus prospective et critique . Face à une marchandisation forcenée réduisant toute pratique à ses livrables, nous developpons une logique de coopération et d’expérimentation inter et transdisciplinaire contribuant à l’élargissement de notre écosystème de production. Aujourd’hui, extrapole, est toujours un outil de coopération artistique et culturelle inter et transnationale, qui se module et s’invente au croisement des arts et des sciences sociales. Il est ouvert à ceux ou celles qui désirent concevoir et engager des expériences interculturelles, pluridisciplinaires et trans-pratiques.
Après une participation au master de recherche SPEAP ou l’école des arts politiques de SciencesPo Paris (2013), dirigé par Bruno Latour et Valérie Pihet, je m’ engage fin 2015 dans une recherche doctorale au sein du laboratoire « Scènes du monde, création et savoirs critiques (E.A. 1573), axe « Politique et socio-économie de l’art, de la culture et de la création« de l’Université Paris8 Vincennes/ St Denis . Ma recherche porte sur la fabrique de l’art et les écosystèmes de production artistique comme espaces d’expérimentation culturelle et de contribution à l’exercice démocratique. Cette recherche travaille les enjeux que soulèvent la prise en compte des droits culturels dans les pratiques professionnelles du spectacle vivant à l’aune de réalités multiculturelles existantes.
Des enseignements
Parallèlement, j’ai enseigné l’anglais « technique » du spectacle vivant à Sciences PO Lyon (2010-2013) et plus tard, l’ingénierie de projets interculturels et internationaux dans le cadre du Master de coopération internationale de Paris 8 (2015-2019) rattaché au département théâtre . Je m’investis également dans les programmes d’innovation pédagogique Creatic-idefi (2015-2020) portés par les universités de Paris 8 et Paris10. Depuis 2018, je donne un cours sur les politiques culturelles européennes à l’Institut Catholique de Paris. En 2023, en collaboration avec la chercheuse Marie Pierre Chevron j’accompagne les travaux de maturité de cinq étudiantes du secondaire autour d’une approche sensible de la génétique et participe au jury des travaux de la promotion. Université de Fribourg – Gymnase intercantonal de la Broye (GYB).
Des recherches actions
En écho à mon parcours, ma démarche de recherche doctorale s’est concentrée sur les problèmes que rencontrent les acteur.rice.s de la production artistique dans les mondes des arts vivants (principalement les disciplines du théâtre, de la danse et performance, et des arts de la rue) vis-à-vis de la question culturelle et les différentes façons de l’envisager dans nos pratiques d’accompagnement et d’acteur.rices intermédiaires. Mon attention s’est portée vers les projets, les institutions artsitiques cherchant à ouvrir le champ artistique professionnel à des personnes ou des groupes jusqu’à present exclus des mondes de l’art.
La dénomination d’institution artistique regroupe ici l’entière variété des établissements publiques, labellisés ou non, entités privées, collectifs, agences et structures. associatives, compagnies etc.. Le terme culturel est ici envisagé dans son acception anthropologique et dans une définition se rapportant aux textes de droits internationaux (textes onusiens du 20 siècle) et plus récemment français (loi Nôtre, LCAP 2017 ), à rebours des milieux professionnels de l’art français, qui limite encore la notion de culture aux domaines des lettres, des arts et du patrimoine. J’analyse d’ailleurs en quoi se référer à telle définition plutôt qu’à telle autre induit des perceptions différentes quant aux enjeux qui relient les arts et à la culture – que l’on se place à l’échelle des individus, des communautés , des sociétés et des politiques publiques.
Par le biais d’un travail d’enquête conduit en 2017, auprès de trois institutions culturelle Grenobloises (le CCN2 , le CNAC – magasin des horizons et le CDC- le Pacific) , et d’un retour sur expérience via ma trajectoire personnelle et professionnelle , cette recherche investigue le potentiel critique et politique de « la fabrique de l’art », articulé autour des notions de diversité et de coopération culturelle , aujourd’hui mise en tension par une forte hétérogénéité culturelle des territoires. Cette analyse s’inscrit ainsi dans un cadrage de micro-fabrique politique et démocratique que sous-tend les droits humains, en particulier celui des droits sociaux, culturels et politiques, leurs usages et leurs applications trans-pratiques.
Parallèlement à cette recherche doctorale, depuis 2022, j’ai initié un cycle de recherche autour de « l’art et la vulnérabilité ». Ce projet a été conduit avec Claire Mooryang Sung , en partenariat avec le KDAC ( Korean disability art and culture) , les équipes du théatre Modu et de Staff Seoul et la chercheuse en danse Isabelle Ginot, proffesseure au département Danse de l’Université Paris 8.
La méthode que nous avons utilisée au sein du groupe s’est inspirée de la méthodologie Body Stormings engagée à Paris par AIME , un protocole de coproduction de connaissances, de co-recherche et de co-apprentissage sur la danse, le travail corporel et l’autonomisation, initialement conçu pour soutenir l’apprentissage par les pairs et le partage des connaissances, tout comme la recherche collective dans le domaine de la danse et de la vulnérabilité.
Mise en commun – Le processus que nous avons engagé a mis à l’épreuve notre capacité à former un groupe de recherche transnational, travaillant principalement à distance, et à parvenir à un consensus sur les priorités liées aux membres du groupe et plus largement faisant écho aux situations sociales coréennes et les besoins actuels dans les domaine de l’art et du handicap. La tâche du groupe de recherche était également de remettre au cœur du processus la possibilité pour chacun de s’exprimer et de créer l’espace nécessaire à cet effet.
Par « connaissance », nous entendons à la fois la connaissance théorique et la connaissance du mouvement (expérimentation du mouvement), ce qui indique que la recherche est structurée par des lectures, des discussions théoriques , ainsi que par l’expérimentation du mouvement, des processus créatifs de toutes sortes. Cela nécessite une circulation active entre l’expérimentation et la conceptualisation (dans les deux sens), sans hiérarchie de valeur. Ce principe de ne pas opposer les pratiques et les théories afin de coproduire des connaissances était au cœur de ce processus de recherche.
Ce projet nous a permis de questionner les catégories que nous utilisons habituellement « a priori » pour évaluer un projet artistique. Nous avons essayer établir un cadre d’analyse des pratiques qui nous permette de construire d’autres regards, plus conformes aux ambitions et vocations artistiques des projets, sans pour autant les reléguer dans la sphère thérapeutique et/ou éducative. L’analyse des rôles et des fonctions en phase avec les modes de fonctionnement que nous avons pu observer et étudier, et que nous avons cartographiés, a permis d’éclairer les jeux de pouvoir et de relations dans les processus artistiques en jeu.
La fabrication d’objets sensibles & expérimentations
Rester en prise: pour une archive vivante des pratiques artistiques socialement engagées.
Moyen métrage 1H15mns : Mes pieds sont des troncs.

Les effets rebonds de L’atelier Catalyse . Un film initié et conçu par Agnès Henry, réalisé par PL Lacouture et monté par Aloyse Leledy. Une commande du CNCA (Centre National pour la Création Adaptée à Morlaix).
Vignettes Vidéos (30mns) –
L’expérience Catalyse – 35 mns FR/ EN Le film catalyse anglais https://www.dropbox.com/s/qzf6mrvq9axb7r7/catalyse-22dec-eng-diff-h264.mp4?dl=0
Chiara Bersani – 25 mns EN/ IT Another timinig for artistic creation – Décembre 23
Interview Michel Schweizer – directeur artistique la Coma https://www.extrapole.eu/kdac
Ouvrage :Le noeud de Prusik.



Cet ouvrage de critique institutionnelle est une restitution d’enquête, issue de ma recherche doctorale et réalisée auprès de trois établissements artistiques grenoblois, le Magasin des horizons CNCA, Le CNN2 centre chorégraphique nationale le Pacifique , centre de développement chorégraphique . ( 2016-2017). Ce livre a fait l’objet d’une commande à l’écrivaine et travailleuse du texte Emilie Noteris. Le texte est une création nourrie et inspirée de différents matériaux de recherche que j’ai pu produire, de textes libres écrits pas les personnes interviewées ou iisues d’un workshop d’écriture avec les équipes des trois institutions animée par Emilie Noteris . Il sagit d’une écriture à plusieurs voix et quatre mains orchestrée par l’autrice.
Séminaire Arts et vulnérabilités : (Avril 2022- Sept 2024)- Séoul-


Le livret en partage




